Axel Tholens est locataire dans un mobil home au même titre que 9 autres personnes sur un terrain privé du coté de Ponet et St Auban. Il s’agit de l’ancien camping de la RATP. Le propriétaire a racheté ce camping en 2019 en souhaitant continuer l’activité de camping, mais également des logements pour les saisonniers ou encore une offre d’hébergement social.
Ce terrain a été déclassé de camping à Zone agricole. Suite à une décision de justice en date du 20 mars dernier, le propriétaire se voit dans l’obligation de démonter toutes les installations, notamment les mobil homes en l’espace de 3 mois avec exécution provisoire.
Cela implique que tous les locataires doivent partir au 1er mai, car il faut le temps nécessaire pour démonter toutes les installations. Passé la date des 3 mois, le propriétaire se voit exposé à une amende de 500€ par jour.
Les locataires actuels même s’ils ne veulent pas partir, respecteront la décision de justice, mais ils ne savent pas comment retrouver un logement en si peu de temps.
Ils souhaiteraient pouvoir bénéficier de délais plus long afin de trouver une solution de relogement.
Musique:
« I need a roof » – Mighty Diamonds
Date : 24.03.26
Lieu : Studio RDWA
Durée : ’45″26
Réalisation : Izmo
Une réponse
Droit de réponse de la commune de Ponet-et-Saint-Auban
À la suite de la publication récente de cette interview contenant plusieurs affirmations relatives à un terrain situé sur le territoire communal, la Commune de Ponet-et-Saint-Auban souhaite apporter les précisions factuelles suivantes.
Contrairement à ce qui est indiqué, le terrain concerné n’a jamais été « déclassé ». Il relève d’une autorisation d’aménagement délivrée en 1996, laquelle encadre strictement son usage à l’installation temporaire de tentes et de caravanes, pour une durée maximale de deux mois, et exclusivement au bénéfice d’une clientèle de passage.
En 2021, une demande déposée par la société propriétaire visant à autoriser l’installation de mobil-homes à usage d’habitation permanente a été refusée par arrêté du 26 mars 2021, après avis conforme de l’autorité préfectorale, le projet étant incompatible avec les règles d’urbanisme applicables. Malgré ce refus, des mobil-homes ont été installés sur le site.
Les poursuites engagées devant le tribunal correctionnel ne résultent pas d’une initiative de la Commune, laquelle s’est constituée partie civile, mais d’une décision du procureur de la République, à la suite de constats d’infractions établis par les services compétents, notamment la Direction départementale des territoires et la gendarmerie.
Par décision du 20 mars 2026, le tribunal a notamment condamné la société propriétaire ainsi que son représentant à remettre les parcelles en état dans un délai de trois mois, incluant le retrait des mobil-homes et des aménagements annexes, ainsi que la suppression des installations telles que la caravane, les réseaux et la dalle béton.
La Commune souligne être pleinement consciente des conséquences de cette situation pour les locataires concernés, lesquelles résultent de décisions prises par le propriétaire en méconnaissance des règles d’urbanisme en vigueur et en dépit d’une procédure engagée depuis 2022, qui lui a laissé le temps d’anticiper, sans attendre l’issue d’une décision de justice.
Enfin, la Commune rappelle que les propos et rumeurs relayés par les personnes interrogées n’engagent que leurs auteurs. Elle réaffirme avoir agi exclusivement dans le cadre de ses compétences légales et dans le respect strict de la réglementation applicable, celle-ci étant établie dans l’intérêt général.
Pour la Commune,
Le Conseil municipal