Lorsqu’elle débute sa carrière artistique, Marie Laurencin poursuit sa production de portraits et d’autoportraits commencée quelques années plus tôt. Néanmoins, ses différents échanges intellectuels avec certains maîtres de l’époque vont la pousser à faire évoluer sa peinture. Un temps inspiré par les fauvistes, la peintre finit par s’intéresser au cubisme et à reprendre les caractéristiques géométriques du mouvement. Marie Laurencin refuse pourtant que sa peinture soit limitée à ce seul courant. Pour cette raison, elle continue son travail de portraitiste en s’inspirant d’images oniriques et de couleurs douces propres aux peintres impressionnistes. Sa palette et son iconographie lui confèrent une certaine notoriété et en font une portraitiste hors pair.