La question de la conquête de nos droits demande à ce que nous réfléchissons aux moyens dont nous disposons pour les faire respecter et, lorsqu’un tord est commis, lorsque violence est faîte, des moyens dont nous disposons, individuellement mais surtout collectivement, pour rendre justice. Bien souvent ces problématiques résonnent : comment se réparer ? comment gérer les oppresseurs ? comment prévenir les violences ? Nous le savons : le système judiciaire peine à donner des réponses fiables, constructives à ces questions là. La lourde machine patriarcale qu’est la Justice légaliste en France n’est qu’au début de ce qui s’annonce être un long très long processus vers une reconnaissance accrue des victimes de violences sexistes et genrées. Cependant chemin se fait.
Les réflexions féministes en ce jour de 8 mars nous permettent de repenser cette justice qui nous concerne, que nous avons le droit de remettre en question, de solliciter, et de faire évoluer.
Pour cette table ronde en direct de la Place de la Comtesse nous étions 7 personnes : Sandrine, Florence Desphorges, Isabelle, Lyne, Prescilia, Majdou et Nénu. Nous étions autour des micros pour partager réflexions, connaissances pratiques et théoriques du monde de la justice, ressources, et expériences. Oui le thème que nous abordons est un gros gros sujet et nous esquissons là le brouillon d’une justice davantage féministe, une justice à penser et construire toujours.
Bonne écoute
Pistes de réflexions et sources :
Marcia Burnier : Les orageu.se.s : C’est l’histoire d’un groupe de filles/femmes/sorcières : Mia, Lila, Inès, Leo, Nina et Louise. Elles ont été violées. Elles comptent bien retrouver les violeurs et se « rendre justice ». Faire changer la peur de camp. C’est l’histoire de Lucie qui va rencontrer Mia et accompagner le groupe dans certaines de leurs actions de réparations. C’est l’histoire de ces sept femmes brisées qui vont se réparer ensemble.